
Le droit à la déconnexion est devenu un enjeu quotidien pour les entreprises. Le développement du télétravail, des outils collaboratifs et des messageries instantanées rend nécessaire un encadrement clair des temps de connexion et de repos.
Un sujet de preuve autant que d’organisation
Pour l’employeur, le droit à la déconnexion ne doit pas être traité comme une simple formalité. Une charte ou un accord interne constitue une première étape, mais l’entreprise doit pouvoir démontrer que les règles annoncées sont effectivement appliquées.
Les éléments pouvant être examinés
En cas de contentieux, différents éléments peuvent être examinés : volume et horaires des courriels, sollicitations pendant les congés, réunions récurrentes hors horaires habituels, absence de suivi de la charge de travail ou consignes managériales contradictoires.
Points de vigilance
Le droit à la déconnexion est lié à l’obligation de prévention des risques professionnels, au respect des temps de repos et à la maîtrise de la charge de travail. Les entreprises ont donc intérêt à mettre en place des règles simples : plages de non-sollicitation, procédures d’alerte, suivi managérial et rappels réguliers.
L’accompagnement du cabinet
La sécurisation passe par une cohérence entre les textes internes et les pratiques quotidiennes. Le cabinet Axiome Avocats accompagne les employeurs dans l’élaboration d’accords, chartes et procédures internes permettant de prévenir les risques liés à l’organisation du travail.
Source : Cour de cassation, chambre sociale, 25 mars 2026, n° 24-21.098.
