
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, un nouveau dispositif entre en vigueur pour faciliter les changements de métier et les mobilités professionnelles : le CDD pour reconversion.
Objectif : permettre à un salarié de tester un nouveau métier dans un cadre sécurisé, tout en bénéficiant d’une formation certifiante et de garanties en cas de retour à son poste initial.
Qui est concerné ?
Tous les salariés souhaitant :
- Changer de métier,
- Préparer une promotion via une certification RNCP ou une VAE.
Des priorités d’accès peuvent être définies par accord de branche ou accord d’entreprise.
Deux formats possibles :
- En interne :
Le salarié reste dans son entreprise actuelle. La formation est organisée sans rupture de contrat, mais doit être formalisée par écrit. - En externe :
Le contrat initial est suspendu et le salarié signe un CDD d’au moins 6 mois (ou un CDI) avec une entreprise d’accueil.
Les conditions (période d’essai, durée, calendrier, retour) doivent être définies par écrit.
Et côté formation ?
- Elle doit être certifiante (RNCP ou VAE),
- Le programme est établi par l’organisme de formation,
- La durée et le rythme sont adaptés au parcours du salarié.
Rémunération et protection sociale
- Le salarié conserve sa protection sociale,
- Un éventuel écart de rémunération peut être pris en charge selon les modalités fixées par accord collectif ou d’entreprise,
- Des financements spécifiques peuvent être mobilisés.
Et si l’essai ne fonctionne pas ?
- Le salarié est réintégré dans son poste initial ou un poste équivalent, avec une rémunération au moins identique à celle d’avant,
- Une rupture amiable reste possible, selon le cadre du contrat d’origine.
Dirigeant·e, DRH, RRH et salariés : ce dispositif peut sécuriser vos mobilités et vos reconversions tout en maîtrisant le risque social. Besoin d’un cadrage juridique (accords applicables, clauses clés, financements) ?
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